Un an de visioconférences gratuites : entre promesse et réalité, notre bilan
Ce que nous avons appris, ce qui nous a surpris, et la grande question qui reste ouverte. Il y a un an, nous avons lancé des visioconférences en ligne pour explorer des concepts issus de la CNV, de l’Analyse Transactionnelle et de la PNL. Ouvertes à toutes et tous, avec un replay accessible. Une heure pour comprendre. Une heure pour questionner. Une heure pour entrouvrir une porte, sans jargon et vocabulaire complexe. Entre l’idée et la réalité, nous vous partageons notre bilan.
Les inscriptions : un vrai succès
Le nombre d’inscriptions a dépassé nos attentes. Chaque thématique résonne et attire. Il y a une envie. Une curiosité. Un besoin.
Cet engouement est précieux et nous révèle sûrement des choses de l’époque que nous traversons. Le besoin de comprendre ce qui se joue dans les relations humaines. Le besoin de retrouver du pouvoir d’agir. Le besoin de mettre des mots là où parfois, il n’y en a pas (encore). Et peut-être, tout simplement, le besoin d’apprendre sans devoir se déplacer, depuis chez soi, à son rythme, là où c’est possible.
En direct: seulement un tiers des inscrits
Le jour J, en moyenne, une personne sur trois est présente en direct. Les autres ? Ils regardent plus tard, en replay. À leur rythme. À leur convenance. Entre deux obligations. Dans un temps qui leur appartient. Ce n’est pas un échec puisque, au fond, tout le monde regarde. C’est un déplacement.
Le direct n’est donc plus la seule porte d’entrée et le temps de l’apprentissage devient fragmenté. Cela pose une question : qu’est-ce que ça veut dire “être présent” aujourd’hui ?
Transmettre dans le vide ou le néant: parler à des écrans noirs
Et puis il y a cette expérience qui est difficile à expliquer si on ne l’a pas vécue. Parler pendant une heure sans voir tous les visages, face à des écrans noirs, avec juste des prénoms. Une présence silencieuse, presque fantomatique. Pour les formateurs habitués à lire les (micro)expressions, les hochements de tête, les sourires d’approbation, etc. c’est un vrai défi de s’adresser à des rectangles sombres et de maintenir l’énergie d’un collectif
Parce que transmettre, ce n’est pas juste parler. C’est sentir le groupe. C’est s’ajuster. Réagir. C’est s’appuyer sur les regards, sur leur expressions faciales, sur leurs comportements.
En ligne, ce feedback s’estompe, voire s’efface. Même si des questions sont posées à l’assistance, quelque chose nous échappe. On ne sait réellement pas si ça résonne. On ne sait pas si c’est clair. On ne sait pas si ça touche. Et pourtant il faut continuer, avec la même énergie.
Et puis, parfois: le collectif s’ouvre
Heureusement, il y a aussi ces moments pendant lesquels une question est posée dans le chat, une personne prend la parole à voix haute, une expérience se partage, et parfois un prémisse de déclic se produit en direct. Et là, quelque chose se passe. Le groupe existe. La pensée circule. Le concept prend vie. Cela arrive, de temps en temps.
Un vrai challenge pour les formateurs: et si vous deviez expliquer un concept à un enfant de 10 ans ?
La vraie difficulté ? Faire simple sans faire faux. La ligne directrice transmise aux formateurs est cadrée: rendre accessible et sans jargon un concept parfois complexe. Une heure et pas plus. Garder de la profondeur et créer de l’interaction.
C’est un exercice exigeant. Rendre simple sans simplifier à l’excès. Captiver sans surjouer. Transmettre sans perdre l’essentiel. Et ça, ça demande un vrai travail de clarté, de structure et de posture. Un labeur que nos formateurs ont tous brillamment surmonté, avec noblesse et humilité.
Pourquoi on fait ça ?
Ces visioconférences n’ont jamais été “juste” des conférences. Elles ont un double objectif :
- Rendre accessibles et actionnables des concepts issus de la Communication NonViolente, de l’Analyse Transactionnelle et de la Programmation Neuro-Linguistique
- Donner envie d’aller plus loin, à travers nos formations
En 60 minutes chrono, on entrouvre une porte. On laisse entrevoir quelques pièces, quelques éléments sans encore pénétrer dans l’âme de la maison.
Et maintenant ? Allons-nous continuer ? Nous ne savons pas encore.
Après un an, nous nous posons des questions: Est-ce qu’on continue ? Est-ce que ce format a encore du sens ? Est-ce qu’il doit évoluer ? On n’a pas (encore) la réponse. Alors on vous pose la question.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Répondez à notre questionnaire
Ces visioconférences ont-elles eu de la valeur pour vous ? Vous êtes plutôt direct ou replay ? Qu’est-ce qui vous donne envie de vous connecter en live ? Qu’est-ce qui manque aujourd’hui dans ces formats ? On serait vraiment curieux de vous lire. Parce qu’au fond, ces visioconférences ne nous appartiennent pas complètement. Elles existent aussi à travers vous.



















